dimanche 19 août 2018

Tartignole

 

 

 

 

Ligoté dans ses pensées guindées

Elliot  un tantinet maniéré

Psalmodiait,  les rendant  ampoulés  tous  discours qu’il déclamait .

Tartignole on le surnommait

Outre  son l’accent  grattant comme un épillet  qui

Les rendaient indigestes, rien n’annonçait une

Odelette. Et même si son nez en  pétiole

Grandement attirait un regard suspicieux

Il ne recevait jamais d’éloges de ses involontaires auditeurs

En rien   son discours amphigourique n’invitait à penser à une future  étoile  

 

 

♥♥♥

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mardi 31 juillet 2018

Tempête dans la tête

 

 

 

 

Temps toi  qui

Efface

Maints  douloureux souvenirs

Pourquoi

Obscurcis tu  pareillement mes

Ressouvenances agréables

Evocations de bonheur,

Les merveilleux moments.........?

La vieillesse  hélas mélange l’avenir et le passé  

Et je perd  la conscience du temps  

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mercredi 25 juillet 2018

Abricotier

 

acrostiche avec le mot Abricotier

http://leblogdelenaig.over-blog.com

 

 

 

Ah Emilie, aujourd’hui viendras-tu m aider ?

Ben oui, mais t aider à quoi tante Renée ?

Rien de dur  je te rassure, juste un peu d’habileté

Intéressant mais dis m’en plus tante Renée

Ce n’est pas difficile, de plus tu aéreras tes poumons

Oh !je ne comprends pas tante Renée, je vis dans la pollution

Tu es nigaude, c’est  ainsi une façon de parler

Il suffisait que tu me le précise, je suis prête à t’aider,

Et bien oui aujourd’hui nous allons à  la récolte des pucerons

Rien que ca ma chère, ceux qui envahissent  l’abricotier du balcon

 

 

 

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mardi 24 juillet 2018

Cavalcades

 

 

 

 

 

C’est un grand jour ,presque normal, celui d’une course bruyante et désordonnée

A la queue leu-leu, un long  cortège  d'endiablés accompli des gestes irréfléchis,

Venue de toutes parts du centre ville de la banlieue, et même de la campagne

La cohorte se rend au lieu dit,  où depuis quelques jours à cors et cris on annonce qu'il va se produire des miracles.

Avec leurs mômes leur mari, leur caddy vous voyez défiler à tout bizingue une

Cavalcade effrénée. Défilade  guignolesque de naïfs moutons de Panurge


Arrivée devant chaque allée bien fléchée, la sarabande s’enfile, se fraye. 

Dehors les devantures sont occultées au vrai blanc de Meudon  

Et bien oui vous avez compris, devin sage que vous êtes  ,ici un seul   mot magique règne :

o l d e s   qui offrent aux badauds l’ occasion de recouvrer leur atavique barbarisme

 

 

 

 

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samedi 21 juillet 2018

Mythe en 5 lettres

 pour 

 trouver 5 mots de cinq lettres contenant les lettres de ANADYOMEN 


http://www.ma-chienne-de-vie.com

 

 

Dans  l' eau claire du Loch Ness   d’où s 'élevait  en brumaille   une ondée rafraîchissantee  , Dayna se baignait toute nue,

 

Quand Manny * un personnage étrange et peu amène surgit des profondeurs,

 

Comme un lourd mammouth qu'il était il lui brisa ses petons qu'elle avaient mis en éventails sur le sable .

 

Damné ! tu me glaces les sangs dit-t-elle à ce doyen de l' âge de glace,

 

Elle donna un coup d'anode dans les parties délicates de son monstrueux corps , ce qui le fit s'enfuir dans les méandres mystérieuses du Loch

 

Alors Dayna, sereine repris sa baignade sans peur de se noyer, et croqua à pleines dents un délicieux anone* , que son exotique amant lui avait offert ce matin,

 

Tandis qu'un   chant de sirène s’élevait :

 

 

 

Dans l'eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues...

Dans l'eau de la claire fontaine - Brassens (HQ)

 

 

nota 

*Manny  

Manny - Wikipédia

Dans L'Âge de glace , Manfred dit Manny  est un mammouth solitaire 
http://wikipedia.org
*Anone 


L'anone : 

L'anone est un fruit exotique présent tout l'hiver. Riche en glucides et autres nutriments essentiels, c'est un véritable concentré d'énergie. Une anone : nom féminin.

https://www.lesfruitsetlegumesfrais.com

 

 

 

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jeudi 19 juillet 2018

Vélo oublié

velo sainte 07 2016 Un vélo abandonné dans les rues de Sainté m' a fait faire quelques bonds en arrière.......

 

......

 

 

Il est là, négligé, désuet et rouillé, le guidon de travers, les pneus desséchés,  à plat, avec  cet  air du malheureux qu’il  est : isolé, oublié, abandonné.

 

Ce vieux vélo retrouvé au fin fond de la remise ce matin, au cours de ce  réaménagement à fait ressurgir des émotions très vives, le passé à toutes  pédales est revenu.

 

Plus de soixante étés se sont enfuit, torrides, ou pluvieux, tristes ou gais, avec les enfants, puis les petits enfants, et les arrières petits ont pointé leur museau….

A ce jour ces étés passés  essaient de faire marche arrière, mais le dérailleur est rouillé, il ne peut plus changer la vitesse…..

 

Me voici revenue l’année de mes 17 ans.

 

Je  la revois, la palpe, la respire.

 

Cette année là,  les reporters du  Tour de France,  à la radio difusaient   sans cesse des bulletins sur Fausto Coppi,  un bel Italien qui nous faisait rêver.

 

Tantine Flo, la sœur de papa nous avait conviées ma  sœur et moi dans sa plate campagne verdoyante où  une rivère , le Lignon , coulait  calme et serein.

 

En cette période d’après guerre, c’était  pour nous la belle insouciance, ingénues mais cependant nous étions  curieuses des choses de la vie.

 

Nous avions des copains, francs camarades avec qui nous rions gaiment de mille naïvetés.

 

La prudence était mère et nous n’accordions   aucune familiarité. Mais cela ne  nous troublait pas, c’était ainsi.

 

Chaque après-midi nous allions nous baigner dans une  jetée assez vaste, où nous  plongions, sautions  allégrement, en projetant  mille éclaboussures sur les quelques autochtones   entourés  de leur progéniture. Gamins criant, cabriolant ,  tout comme nous..

 

Presque au zénith,  nous repartions,  rougeoyants , grace aux rayons qui nous avaient si bien cuits,  pédalant en danseuse sur la route  faites de cotes et de tournants sinueux, en chantant à tue-tête cette chanson  là :

 

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
etc….

Ah cher Georges, que nous as-tu charmé !

 

"Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d'un feu de joie".

 

Nous fêtions aussi gaiement les feux de la Saint Jean.

 

Le village en entier était alors assemblé, tous sautant avec courage ( et inconscience)  sur les flammes vacillantes.

 

Nos vélos garés près de l’église, nous attendaient sagement : ils ne craignaient rien !

 

Pour le 14 juillet ils étaient à nouveau mis à contribution, car le feu d’artifice cloturant la journée, avait lieu dans  un village éloigné de la maison.

Nos muscles aguerris n’en n’avaient que faire, et rapidement nous étions sur les remparts du chateau perché,  pour profiter pleinement de la fête .

 

Les  gerbes scintillantes  nous ravissaient les yeux, éblouis à chaque fois par de nouvelles étincelles. Le bouquet final attirait nos  Ohhh !  Accentués, repris en chœur par tous les spectateurs.

 

Et enfin,  l’instant tant attendu,  l’ouverture du bal arrivait.  Les flonflons au son de l’accordéon enlevaient notre timidité, et nous dansions avec ou sans cavaliers, s’épuisant jusqu’à des heures avancées.

 

Puis c’était l’heure de la levée de camp, et nos bicyclettes nous ramenaient en toute hâte,vers la maison de notre tante, qui de sa fenêtre, guettait anxieuse notre arrivée.

 

J’ai eu bien des vacances, agréables et variées, mais il me semble vraiment que celles-ci en sont   le point culminant.

 

Trahissant peut-être, peu ou prou,  un brin de nostalgie !

 

 

vélo d'occas aquarelle 2017 (11)

 

 

 

 

 

 

 

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lundi 16 juillet 2018

Y'a pas photo!


 contrainte  de l'atelier d'ecriture treize à ladouzaine
 liste 6

1 lait 2 falsification 3 chevalet 4 photographie 5 ciseaux 6 épave 7 lancer 8 disque 9 mouton 10 naguère 11 rampe 12 paysage  thème observation...
http://atelierecrituretreizealadouzaine.blogspot.com





 

 

Il y eut,  naguère , le daguerréotype précurseur de la photographie  qui fit son apparition,


Loin des feux de la rampe ces premières épreuves  furent par certains décriées, vilipendées.

On imagine,  des détracteurs ,  délateurs moutons, qui  prirent leurs ciseaux pour détruire les premiers tirages, les rendre inutilisables, sorte d’épaves,  au fond de poubelles à papier.

Mais, hélas  pour les collectionneurs, aujourd’hui il n'en reste aucune trace.


Et certains  artistes peintres,  habitués à fixer sur un chevalet des paysages, ou des personnages, dédaignèrent cette découverte venue leur faire concurrence...


En effet qui mieux qu'eux pouvaient capter la lumière ?

Sûrement pas ces nouveaux chasseurs d'images , ridicules la tête  cachée sous  un voile noir,  animant leur appareil avec une poire en guise de pinceaux,

Qui mieux qu’eux avaient l'observation nécessaire pour capter  les paysages, les attitudes:  ils avaient le génie, qu'un appareil au grand jamais ne pourrait remplacer,

Comment ?    Oser offrir une fausse apparence guindée,  sans âme, dénaturer, bouleverser leurs effets, c'était impensable, une falsification éhontée,

 On ne les aurait pas fait changer de disque . Ils répétaient à tout va qu'ils voulaient lancer un défi, comparer  la   photo et le  tableau  d'une cuillère de lait ? 

 Chagall  un siècle plus tard s’essaya même à la comparaison.

 

 

https://www.eternels-eclairs.fr/images/peinture/tableaux/marc-chagall/marc-chagall-cuillere-lait.jpg

 

Évidemment, ils n'imaginaient  pas que les images régneraient sur la planète,  loin de supposer  que des selfies remplaceraient  leur auto-portait ?

Pouvaient-t-ils admettre  que les photographes aient un œil aussi acéré que le leur pour capter la vie, le monde, ce qui nous permet aujourd'hui  d’admirer de grands artistes.

Et bien oui tout cela s’est fait dans la plus grande harmonie.

Dans les musées, les expositions, les galeries, ils ne se font jamais concurrence, ils se complètent pour le plus grands bonheur de nos yeux..

 

 

 

 

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dimanche 15 juillet 2018

Contraint et forcé

 

 



Liste 5 : guider  farfelu  champ  marionnette  prévenir gouttière sièg8 collation  brique  terne trousseau margelle et contrainte...

http://atelierecrituretreizealadouzaine.blogspot.com

 

 

Mathou est un chat de gouttière, un surprenant farfelu,

Œil de lynx, poils couleur brique , noble, fier, il garde la tête haute , Malicieux, adroit avec ses paturons, il fait les marionnettes aux volatiles du coin, Il a une réputation de clown ,

 

L’aventure fait monter son adrénaline, il s'en repaît, , il prends souvent la clé des champs, pour assouvir ce besoin d'expéditions lointaines,

 

Guidé par son instinct , il saute la barrière, retombe sur ses pattes, nul besoin de contrainte, il sait toujours bien où le porte sa soif d’aventure

 

Justement aujourd 'hui, in petto, d'un bond sur la margelle du vieux puits il chasse des escargots qui s'y prélassent, en les précipitant d'un coup sec de ses coussinets dans le puits,

 

Le coq du poulailler le nargue en dressant ses ergots , Il siège là haut, dans un arbre perché, surveillant ses couveuses, Mathou ne peux l'atteindre , il s'en désintéresse et court après les oies en train déguster leur collation du soir,

Avec leurs grandes ailes et leurs cacardes tonitruantes elles le chassent aussitôt,

 

Céant aucun de ses projets n’aboutissent,

 

Il à l’œil terne, , passe sa patte derrière l’oreille en prévision de l'orage qu'il sait si bien prévenir,

 

Néanmoins il n'est pas à court d'idée ni de sottises,

 

Marie la maîtresse de maison à mis au pré pour le faire blanchir, son trousseau de jeune fille, afin d'y amener une senteur d'été ,

Elle aime  garder précieusement ce souvenir des année 60 dans ses armoires parfumées de lavande du jardin,

 

Il court s'y vautrer, griffant la vieille toile qui s'effiloche en franges ,

 

Marie l'a vu de la lucane du grenier où elle fait le ménage annuel,

 

Elle descend en courant, chope un balai en passant, pour punir le coquin,

 

Trop de précipitation lui font manquer la dernière marche,

 

 

 

Mathou maintenant erre au hasard va par monts et par vaux

prospecte la campagne à la recherche d'un peu de nourriture,

Fini les bonnes préparation de Marie,

Il ne fait plus la fine bouche maintenant et se nourrit de n'importe quoi,

Les mulots et souris n'ont qu'à bien se tenir,

 

 

https://www.google.fr/url?sa=i&source=images&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjCrPaxqp_cAhVDchQKHajWDqsQjRx6BAgBEAU&url=http%3A%2F%2Fwww.dessins-animes.net%2Ft3263-site-de-gifs-de-dessins-animes&psig=AOvVaw3BSH8uXeU1VloFJOEO5lun&ust=1531682622319142

 

 

Il ne sait pas que sa maîtresse va revenir après quelques jours passés à l’hôpital, Et ce qu’il ignore totalement, c'est qu'à son retour, il aura droit pour punition, à une pâtée en boite, celle qu' habituellement il dédaigne,

 

Mais avec de l'appétit on vient à bout de tout !

 

 

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vendredi 13 juillet 2018

 

 

 

 

pour le tableau du samedi

   j’aime ce tableau rupestre plein de suggestions.

 

 

Cela m’a fait souvenir d’un texte  avec ce tableau  en référence que j avais écrit      pour  ma participation à un livre communautaire

 LE MARIAGE (collectif pour aider des enfants.) clic

Liste des participants clic 

J’ ai eu le plaisir d’y retrouver en co-auteurs quelques  aminautes que je côtoient  toujours

http://azacamopol.over-blog.com/tag/le%20mariage/

 livree le mariage ou j ai participé

titres des livres de cette édition :clic

 

 

Voici ma participation à ce livre  où l on fait parler les convives du tableau

 

 

 


Je suis dans le rôle d’une arrière grand-mère qui parle à son arrière  petite fille

 



Vois, ma chère Clémentine, du haut de tes 4 ans


Le chêne qui se dresse portant le poids des ans

En famille, ce jour, nous fêtons  allégrement


Les noces de Chêne d’un couple  de tes ascendants.

Maintes fois,les cloches de l’église ont résonné jadis


Pour tous tes ascendants , célébrant  leur union…



Sais tu que le mariage était  alors souvent,


Gage de durée, de patience,  de renoncement.


Ainsi tes ancêtres ont résistés aux assauts de la vie,


Mais  je ne saurais jurer si c’était  l'idéal.



Cependant, c'est certain ,


Durera à jamais ce moment capital tant rêvé ,qu’est pour l’épousée


Le  OUI  de son mariage, il  restera malgré tout

Le plus  beau de sa vie, même  si d 'autres fois il sera  avec un autre réitéré.



Mais sur tes ballerines, tu gambilles  bien gaiment,


Pour toi qu’importe toutes ces agitations  de grands.


Il suffit que la fête soit,  la musique battant.

Alors danses, chantes, profites, tu auras tout ton temps


Pour t’engouffrer dans les méandres de la vie.

 

 

 

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