le blog de l'octogénaire curieuse

18 juil. 2017

SUGERES

 

Clik qur l image pour la voir en grand 
LA CONSIGNE DE LA SEMAINE
"Je suppose que vous n'avez pas besoin d'aide pour trouver l'inspiration..."


 

 

T’as   voulu voir Surgères

Et on a vu Notre Dame

T' as voulu voir  l’château

On a vu le chapiteau

T’as voulu voir les orgues

Et on a ouïe  les cloches

Avec tous leurs  flonflons

Qu’on rien de l’accordéon

J’ai voulu voir des filles

Tu m’as fait voir des monstres

Comme toujours.

 

Mais je te le redis ... Chauffe Marcel,

Je n'irai pas plus loin

Mais je te préviens,  Kaï, Kaï

J’préfère remuer mon purin

                                         Et puis rentrer mes foins                                      

D'ailleurs,  j'ai horreur

De quitter mon patelin.

Et même le  brave Marcel

Jamais n’y pourra oncques  rien!

.....................

Merci Jacques

 

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13 juil. 2017

chutes de ... filles

 C est le temps des vacances un prétexte pour   flaner chaque jour , aller au gré  du zephir effleurant le fil de la  pensée. 

Errer, et, puis aussi  vaquer de droite à  gauche, et  en tous azmuts.

Laisser les heures passer comme les blancs nuages au dessus de la méridienne où les corps sont abandonnés.

Découvrir le silence dans le sac et le ressac de l 'océan qui rafraîchit les pieds jouant de  l' éventail.

Et aussi....

En oublier même la date fatadique pour l' envoi à  Sam defi du billet de la semaine !

 

 

 




image à interpreter Défi #463 - Le défi du samedi atelier d'écriture

436 4

 

 

mon interprétation imagée au défi de la semaine 

 

 

samedi defi 436

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09 juil. 2017

Aquarelle

 

Lamartine voulait suspendre son vol

Brassens assurait qu’il ne faisait rien à l’affaire

Claudel suggérait qu’il était le pécher de l’éternité

Fermerait-il toutes les blessures, en laissant des cicatrices, comme le susurre Marc Lévy

Marcel Proust était à sa recherche, l’avait-il  perdu ?

Le vieil homme  grincheux qui en a vu écoulé une grande partie  dit souvent : de mon…..

 

Oui vous l’avez bien entendu,  je parlotte ici  de ce temps dont on dit mille choses.

Ce temps toujours en accusation,  et qui  souvent intrigue  

Mais qu’est-il, cet omnipotent compagnon de notre vie.

Il passe vite ou lentement, c’est selon l’humeur, l’âge où l’émotion.

Mais pour moi une chose est certaine

C’est que j’aime le prendre afin de le  vivre à fond,  j’essaie un tant soit-peu  d’en être la maitresse.

Je sais qu’il est incompressible.

Je le conjugue au présent, le met souvent  Ã  l’imparfait,  le projette malgré   mes ans encore  dans le futur, le passé je le laisse antérieur , arrangeant  au présent tous mes bons souvenirs.   J’évite le subjonctif les ya-ka me conditionnent trop  Ã  l’insu ma bonne volonté.

Tout ceci pour vous dire que  le temps passé un dimanche après midi à taquiner l’aquarelle est un temps merveilleux

Je me souhaite de pouvoir  vivre encore longtemps tous ces temps formidables.

 

Le temps, celui  de la chaleur, du froid, de la pluie, ou  du vent tous ensemble n’y pourront pas grand chose .

Ainsi chaque instant  même soit il  fugace,  restera eternel

 

 

 

Ci-joint mon « chef-d’œuvre en,péril» ☺    

  d’après une photo de mon aminaute Michèle Trinckquel.

 

aquarelle faite d après PHOTO MICHELLE TRINCKQUELrectifiee gimpg

 

 

 

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28 juin 2017

Réchauffement

 

 

 

 Etés de mon enfance où nous baignons vaillamment dans des torrents dangereux

J’entends encore nos rires hilares lorsque de la jetée de pierres jointes ,nous larguions nos corps musclés  et moites,   pour nous engloutir avec la   précision  d’un avion en piqué, entre les deux rochers protégeant notre havre isolé, notre réserve.

Il en fallait de l’adresse ou peut être- et  surtout-  de l’inconscience

Pas de plage  ni de serviette pour nous sécher,  nous n’en avions pas le temps pressés que nous étions d'aller marauder les  vieux pommiers abandonnés et dans  le fruit véreux mordre   à pleines dents.

La première giclée  inondait   notre  bouche d’un jus amer mais revigorant, et nous étions prêts à arpenter les 4 ou 5klm  qui nous séparaient de notre maison, les pieds protégés par des spartiates dont la finesse de la semelle  laissait goûter la géométrie des cailloux du sentier

Pas de nostalgie,  la vie suit son chemin, cependant la chaleur aujourd’hui nous étouffe et nous  submerge  via les médias,  un garde-fou insensé que l’on subit malgré nous,   Ã  grand fracas d’annonces catastrophiques  accompagnées de conseils infantilisants, les vieux n’ont qu’à rester au frais !

 Pourtant les étés ont toujours les mêmes conditions thermiques que   ceux de ma jeunesse, L’été, le moment des retrouvailles de vacances où sous un soleil de plomb on replonge en enfance,  dans la piscine,  avec les petits enfants. 

 

 

jetee saut



 

 

 

 

 

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25 juin 2017

Débrouillage

 

Proposition 
Défi #461 - Le défi du samedi
Bidouillage Laissez-vous aller,bricolez-nous un truc génialcomme vous savez si bien le faire !
http://samedidefi.canalblog.com

 

bidouillage 461 titre

 

 

On m’appelle Niquedouille , Chuis le roi de la débrouille

 

 A chaque complication je déniche  toujours une solution

 

Frénétiquement    je bidouille  des merdouilles

 

 Même si mes idées partent en quenouille et qu'il il y a pas de quoi crier ouille ! ouille ! , je suis  fier d'être le Sire de la débrouille.

 

 Exemple pour que vous pigiez.

 

 Z’êtes  en panne d'électricité : enfourchez le  pédalier  d’un vieux vélo égaré, tout en l’ayant relayé à v’compteur d’électricité : directos vous obtiendrez  des watts en  grande quantité 

 

Y vous  manque de l’eau pour la vaisselle, inutile de se casser la cervelle : dans le bénitier de l'église d'à côté vous n'avez qu’à aller puiser.

 

 Tiens, l’autre jour fallait que j'installe une aquarelle que j’avais peinturlurée, j' n’avais  pas de marteau, ni même un seul clou pour l’accrocher

 

ké  que j'ai fait ?

 

Dans la boîte à épices j' ai pris un clou  de giroflier,  puis m’suis servi  d’une  pince à épiler et  dans le mur en placo léger,  je les ais coincés, enfoncés avec un vieux fer à repasser.  Pour plus de sûreté  le clou de girofle  agrémenté d'un peu de colle bon marché faite avec de la farine de Castanea*, pour m'assurer que châtaigne bien

 

Mais ce n’est pas tout !

 

Hier mes semelles se sont défilées.  Douloureusement  les cailloux sous mes pieds me chatouillaient plantureusement.  

 

Alors ké  qu’encore   j'ai fait ?

 

Je vous  le donne en un, je vous donne en mille, dans un chapeau en feutrine qui me donnait mauvaise  mine, j'ai taillé des semelles  compensées puis avec  mes grosses  mains  j’ai rapetassé à  grands points , m'servant du  raphia  destiné   aux tomates  de mon jardin.

 

Pour le pèze c'est kif-kif bourricot.

 

A longueur de  temps,  je dois me débrouillarder  .

 

J'fais des chèques sans provision que je rembourse lorsque j'ai du pognon, mais comme ce n'est pas souvent, y'en a qui ont le mors aux dents, alors je les embobine  avec des promesses  qui durent jusqu'à la saint Glinglin

 

Comme  voiture j'utilise une  C D A* essence-assurance compris,

 

Une chance, j’ai trouvé un coiffeur qui rase gratis, pour une coupe à la va-comme-je-pousse, en échange de mes idées Lépine.

 

Mais comme  y’me  tond gratos que le mercredi, mon  jour de repos favori, j’les laisse pousser.

 

Par nature, ils sont raides tels des balais,  alors  au bout de 3 mois, devenus longs ils me fournissent les crins  du goupillon  qui sert à laver mes litrons où que j’mets  le jus issu du pressage des grapillons de la vigne de mon  voisin vigneron.

 

Chuis pas riche mais je m'en fous.

 

Ma fortune c’est la bidouille  y a que ça qui me branchouille.

 

L’argent, peut-être un jour on ne sait jamais!

 

Et pour ça j'utilise la méthode d’Emile  Coué.

 

La persuasion n’y a que ça de vrai !

 

NB
C D A* celle des autres
Castanea* (pour les incultes, ceusses qui ne savent pas cultiver),
c’est le nom latin du châtaigner

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23 juin 2017

Pour le plaisir

 

 

Farniente obligée,  soleil trop enveloppant  lecture à gogo

 

J ai retrouvé une nouvelle de Giono qui m' avait enchantée,il y a plusieurs années 

 

Je vous la transmet ci dessous pour le plaisir,

Elle est narrée par Philippe Noiret    avec l' agrément d'un petit film animé très parlant

Il y a deux parties

 

 

 

 

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15 juin 2017

Fanzine

 

Mon Texte Atelier no 37

 

Avec des mots commençant, contenant, finissant par Ine

 

 

Je suis la Jak la Jarjille , et In fine
Mon prénom est Jacqueline
Bien souvent je m’énervine
Car suis soupe au lait, on le devine
Mais si je suis un peu badine
Qu’avec mes mots je vous bassine
Je n’en suis pas néanmoins anodine
Lorsque les ordres fusent de ma poitrine
Ils s’entendent du salon à la cuisine.
Physiquement je n’ai rien d’une blondine.
Mes crins sont secs et sans patine,
De Crétine ne me traitez point
Car j’ai aussi l’âme pusillanime
Et des larmes couleraient sur ma bobine
Epongées sur mon mouchoir en étamine
Gamine je reste et demeure ad vitam aeternim
C’est ainsi depuis le jour de ma gésine
Il y a 8 décennies, advenue un jour de bruine.
Voici donc mon portrait auto-biographine
Qu’avec amusement de mots je baragouine .

 

avec quelques  n&ologismes pour en rire

 

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J"ai la mémoire qui flanche....

 

J’ai la mémoire   qui flanche, mais cela m’enrichi……

Si comme moi vous utilisez des post-it, optez pour cette originale idée

De talentueux chercheurs en gadgeterie ont créé celui-ci

post it

 

Il n’est pas précisé si les économies ainsi réalisées sont suffisantes pour s’offrir un coach afin  d’améliorer sa mémoire 

simley souriant 2

 

 

vu ici 

MEMOBANK - chiandchi

Saving when you're using! The MemoBank can be served as simple stationary with practical storage solution. The upper half of the MemoBank is a stack of memo notes and the lower half is a coin container. Drop a coin every time you peel off a memo.

https://www.chiandchi.com

 

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14 juin 2017

Foudroyant

 

Ce tantot la foudre m'a fait regagner plus vite de pré"vu mon havre de paix.

Mon ami fidèle, protégé de la foudre, a bien voulu m' ouvrir word pour m'y laisser pleuvoir des mots.

les voici.

 

Julia est en rogne. Elle sort de chez le coiffeur et voilà que l'orage éclate.

 Le ciel depuis plusieurs heures sans  hypocrisie , avait bien fait  augurer du grabuge   Ã  venir ,  confirmé par l'air chargé  d’ions baladeurs  d’une touffeur accablante.

 Elle aurait dû se munir de  son parapluie ; mais voilà la sagacité,  ce n'est pas son genre, alors à quoi bon râler elle l'a bien cherché !

Mais sa rage  vient surtout du fait qu'elle a un rendez-vous important .

A 16 heures elle doit absolument  paraître  Ã©blouissante. Et sa chevelure ést un de ses atouts principaux.

L'artistique  coup de peigne de Michelle  la coiffeuse a été complètement anéanti par cette douche intempestive

 Un coup d'Å“il à sa montre il ne lui reste plus que quelques minutes pour se remettre en beauté.  

Devant son  psyché , elle hésite, se demande si elle  va bien se rendre à ce rendez-vous  avec un parfait inconnu, dont elle a fait la connaissance sur Internet par l’intermédiaire d’un site apparieur.

 

Battante, coute que coute ,elle décide de ne pas renoncer  et à sa manière , elle façonne   une originale  coiffure qù' après tout elle ne juge pas si mal.

 Elle est satisfaite.

Sa robe à bretelles découvrant  ses belles épaules l ‘attend sur  le fauteuil, elle l’enfile 

Subrepticement,  un peu de parfum "Petite Robe Noire", et la voici dévalant les escaliers de son immeuble.

 

Taxi pile-poil, pris avec l'élégance d’une pirouettante parisienne.

Un numéro de rue  précis annoncé

Départ en douceur du chauffeur -il a envie de lier conversation pense-t-elle-mais elle n’a pas la tête à ça.

Au lieu dit, monnaie généreuse et la voici qui repart, sans délai vers le café cossu, lieu de cette premiere rencontre .

 Mais à peine le pied sur le trottoir, un nouveau coup de tonnerre  résonne, présage d'une  autre chute dévastatrice.

 

L’éternelle insouciante n’a  toujours pas pris de parapluie .

 

Qu’a cela ne tienne,  voici juste à deux pas , une boutique spécialisée en la matière.

 

 Elle s y engouffre, se protegeant la tête de son sac Hermes

 

Et là, la foudre fait avec intensité un nouvel effet inatendu

 

Devant elle un  Adonis en personne  contemple son entrée  fracassante.

 

Desarsonnée devant ce regard scruptateur,elle bégaie, ânonnant  

"auriez vous un parapluie?"

 

Le spécialiste  éclate en rires incontrôlables

Devant sa bourde elle s’esclaffe à  son tour.

 

Les  yeux dans les yeux ils se lancent des éclairs de reconnaissance avec une  sensation de -on se connait depuis toujours-.

 

Fini, révolu, aneanti ,  le rendez vous avec l'inconnu.

 

Elle sait instinctivement qu’elle a trouvé un solide abri pour longtemps ….

 

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13 juin 2017

La mécanique du frisson


Atelioers d'écriture 

quelques ingrédients :

  • la nuit
  • une rue sombre
  • de hauts talons
  • une silhouette furtive
  • et la désagréable sensation de n’être pas seul

écrire une histoire (un peu) noire, dévoilant peu à peu l’implacable mécanique du frisson


 

 

 

C’est la Chienlit- blackout général, les réverbères ne sont plus allumés.

La nuit profonde accentue le mystère, et rend la rue encore plus sombre

La lune quelques instants, a laisser entrevoir un chat noir, rebondissant en miaulant, avec un bruit de ferraille, une casserole attachée à sa queue.

Un Chat Noir, mauvais présage !

Elle n’est pas bien dans ses bottes aux talons démesurés.  Elle aimerait  se hâter à grands pas, mais le pavé glissant ne facilite pas sa marche, sa jupe noire, très collante l’entrave…

Un malaise croissant l’envahi.  Elle a hâte de quitter cette rue longue et froide.

En elle s'accentue  implacablement la  désagréable sensation de n’être pas seule.

Un claquement sur sa droite, elle sursaute et en  perd l’aplomb  que  sa prestance tapageuse et incongrue suggère

Qui la lorgne ? Non,  ce n’est peut-être qu’un courant d’air qui à coup sur, a brusquement fermé un  battant entrebâillé.   Elle essaie ainsi de se rassurer , pourtant  ses pensées fusent à 100 à l’heure, et le tourbillon des idées folles s’enclenche  

Pourquoi a-t-elle accepté ce rendez-vous ici  dans ce lieu reculé,  inhabité , déserté, ?

 Il fallait pourtant   que l’opération soit menée à l’abri des regards indiscrets, et qu’elle-même ait une apparence ne laissant pas deviner le but final.

Son regard se porte au bout de la rue, où  des voitures passent telles des fantômes, cela la tranquillise et l’inquiète à la fois, car à cette distance qui pourrait l’entendre ?

La sueur empoisse  ses cheveux sur  sa nuque, son cÅ“ur bat la chamade,  Ã  la limite de la tachycardie.

Subito, sur sa droite, quelques pas plus haut, elle semble discerner   une silhouette masculine  Ã©merger d’un porche sinistrement noir.

 Des pas saccadés de boiteux  résonnent et rendent la rue encore plus lugubre !

Ce ne peut être son rendez-vous pense-t-elle!

Non, impossible! La description qu’on lui  en a faite,   ne correspond  pas à   ce spectre  

La silhouette se précise et elle perçoit une  respiration saccadée, semblable à un halètement.

Un malade mental, à l’affut de quelques passantes égarées ?

Elle redouble de peur, d’autant qu’il fait tournoyer  sa canne dans un geste preste, comme  quelqu’un  en proie à une excitation.

Elle reste coite, paralysée, aucun son  de peut sortir de sa bouche, elle ne peut concentrer sa pensée,  sa respiration, volontairement lente, ne l’apaise pas non plus.

A cet instant d’émotion intense, l’homme, arrivé à sa hauteur, lui tend une petite sacoche, et disparait aussitôt sans un mot en faisant toujours tournicoter sa badine.

C’était bien lui son rendez-vous !

 

Alors, elle se détend, oublie son oppression, son angoisse, et songe à tous ceux qu’elle va certainement pouvoir sauver, grâce au message secret  dont elle vient de recevoir la charge, et qu’elle va transmettre aux  supérieurs de son réseau de Résistance

Il lui semble maintenant que la nuit est moins noire !

 

rue

Posté par JAK la JARJILLE à 18:18 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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