21 avr. 2017

Pour Margot ---La Cabane de mon ♥

Un anniversaire à souhaiter, alors privilège de la vieillesse,  facilité du temps devant soi je  feuillette les  souvenirs. Retour sur les moments heureux, les seuls qui comptent.

Je retrouvé cette photo

cabane maleval pour texte On y distingue, au fond du jardin,  une cabane toute simple, pas celle du supermarché, ni celle du designer à la mode, non celle faite avec un peu de bois, beaucoup d’amour et le tour est joué

Quelques clous  choisis entre les tordus et les rouillés, bien coincés dans la vieille boîte en fer  qui sent encore le Petit Lu.  Ces clous,   à enfoncer au gré de la fantaisie,  sur des planches en  sapins noueux qui sont  un peu déformées, choisies dans les rebuts de la menuiserie désertée de ce coin de campagne.

Puis pour accommoder bellement l’affaire    un vieux morceau de mica qui figure un fenestron.  Cette petite ouverture  pour voir pousser des primevères  naissantes  dans la sage balconnière en roseau   posée de bric et de broc juste en  dessous.

Des rideaux à carreaux vichy confectionnés par la mamie .

Et l’on sent dans cet apparent refuge d’enfant sage,  un grand-père bricoleur utopique. En effet  elle servira peu cette cabane, trop petite,  vite dépassée par les mensurations   des enfants grandissants

Et  pour la  vie tous  garderons, petits et grands,  le goût  suranné de ce cabanon  qui est devenu  inutilisable, mais  reste chéri.

Ce  lieux  secret des jeux de l’enfance,  

Et ce moment saisi, là au fond du jardin  grace à cette photo perdurera 

 C’est  là  probablement,  que  le mystère  se  dévoile.

Le secret  du bonheur pour les choses  des choses simples

 

Joyeux anniversaire ma Margot

 mamie JakJak pit

                                                       

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10 mars 2017

Buvard

 

buvard

Les buvards m’ont toujours fait rêvasser.

Je n’écris plus avec une plume Major, depuis belle lurette, et mon stylo plume moderne ne pleure plus sur le papier, mais j’ai toujours la nostalgie de ces rectangles mystérieux. Certains étaient publicitaires, mais je les dédaignais, car ils occultaient le secret  que l’on pouvait découvrir dans ces tamponnages  exécutés d’un geste rêveur, ou dolent, parfois rageur,  souvent  automatique

Que de fois à l’aide d’une glace dans mes jeunes années, j’ai  déchiffré les arcanes  de ceux que je pouvais avoir sous la main, dont  je me sentais la seule détentrice  initiée, pour les faire parler….

Si  cela ne donnait pas toujours un sens aux mots dévoilés, ils  avaient cependant été emprisonnés là, dans toute leur vérité. Parfois,  le buvard avait servi à plusieurs scribans, des mélanges hétéroclites d’écritures s’enlaçaient voluptueusement.

Plus sophistiqué j’aimais aussi le tampon buvard, digne de grands scribouillards.  Mais sur mon petit bureau d’écolière je n’avais que du buvard ordinaire. Souvent rose,  parfois beige ou gris clair. J’aimais cette sensation de douceur lorsque l’on passait la main dessus.

 

Résurgence de souvenirs qui semblent  désuets Le Bic ne bave pas, mais souvent exsude sa moelle, dans des poches, oubliés par les étourdis. Alors point de buvard pour tempérer la catastrophe.

Dans 80 ans les touches tactiles seront les souvenirs des anciens d’alors, mais la caresse  originelle n’y sera pas.....

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