MA CHIENNE DE VIE

posie du Mardi 

Thème

Pourquoi donc pensons-nous et parlons-nous

 

Poème de  Francis Jammes

Il va neiger

Il va neiger dans quelques jours. Je me souviens 
de l’an dernier. Je me souviens de mes tristesses 
au coin du feu. Si l’on m’avait demandé : qu’est-ce ? 
J’aurais dit : laissez-moi tranquille. Ce n’est rien. 

J’ai bien réfléchi, l’année avant, dans ma chambre, 
pendant que la neige lourde tombait dehors. 
J’ai réfléchi pour rien. À présent comme alors 
je fume une pipe en bois avec un bout d’ambre. 

Ma vieille commode en chêne sent toujours bon. 
Mais moi j’étais bête parce que ces choses 
ne pouvaient pas changer et que c’est une pose 
de vouloir chasser les choses que nous savons. 


Pourquoi donc pensons-nous et parlons-nous ? C’est drôle ; 
nos larmes et nos baisers, eux, ne parlent pas 
et cependant nous les comprenons, et les pas 
d’un ami sont plus doux que de douces paroles. 

On a baptisé les étoiles sans penser 
qu’elles n’avaient pas besoin de nom, et les nombres 
qui prouvent que les belles comètes dans l’ombre 
passeront, ne les forceront pas à passer. 

Et maintenant même, où sont mes vieilles tristesses 
de l’an dernier ? À peine si je m’en souviens. 
Je dirais : laissez-moi tranquille, ce n’est rien, 
si dans ma chambre on venait me demander : qu’est-ce ? 

 

Cette poésie de Francis Jammes a déclenché chez moi cette réflexion…

…Mais elle n’est que le fruit de ma pensée.

 

Réfléchir avant de parler, c’est une règle d’or, mais trop réfléchir parfois amène un état d’anxiété, et empêche l’action

Alors réfléchir oui, mais rester zen, et essayer de méditer.

Ainsi les pensées qui nous épuisent,  auront tendance à  se déloger de notre cerveau encombré…

 

Car après toutes ces pensées ne sont que dans notre tête, et la cavalcade qu’elles entrainent perturbent la vision réelle de la vie….

Comme les flocons de neige …. laissons les fondre et se confondre dans l ‘oubli.