Cher maitre

Je t’écris du fin fond de mon pavillon où je finis mes jours en solo

Les brocanteurs de passage n'ont plus  l’œil  concupiscent devant moi, signe du  "C ' bon à chiner",  maintenant que je  suis diaphane  dans  le clair-obscur de ce grenier négligé.,   la poussière et le fouillis pour seule partition.     

J’étais heureux avec toi, chaque jour j’entendais la voix de mon maitre

Maintenant  c’est suranné,  mon règne est  fini.

Des électrophones jukebox ou mange-disque m’ont  remplacé..    Mes  héritiers  se sont vynilisés,

 A leur suite,  leurs successeurs,   branchés scientifiques  tout comme des  nano se sont miniaturisés  la musique s’est matérialisée , elle   vogue sur les ondes , et   pour protéger leur postérité  ces malins  la mettent sous  clés qui ne sont pas de sol, mais qu’on appelle USB

Fini d’écouter  ta voix  nasillarde. et  terminé   le plaisir de remonter  ta manivelle lorsque le son   se sabordait sur  ta cire en   s’évanouissaint.  .

    Ce jourd'hui, pléthore   de notes  synthétisées, divilguées à profusion sur Deezer.

Mais hélas ce ne sont plus que d’horripilants  aboies  qui nous inondent, même là haut dans mon grenier abandonné, la cacophonie vient me harceler pour me faire d’avantage regretter le temps passé

Oui je suis un vieux croulant , même pas barbon, mais bien vieux birbe..

On se moque, je le sais, mais je préfère rester avec mes regrets.