Ce tantot la foudre m'a fait regagner plus vite de pré"vu mon havre de paix.

Mon ami fidèle, protégé de la foudre, a bien voulu m' ouvrir word pour m'y laisser pleuvoir des mots.

les voici.

 

Julia est en rogne. Elle sort de chez le coiffeur et voilà que l'orage éclate.

 Le ciel depuis plusieurs heures sans  hypocrisie , avait bien fait  augurer du grabuge   à venir ,  confirmé par l'air chargé  d’ions baladeurs  d’une touffeur accablante.

 Elle aurait dû se munir de  son parapluie ; mais voilà la sagacité,  ce n'est pas son genre, alors à quoi bon râler elle l'a bien cherché !

Mais sa rage  vient surtout du fait qu'elle a un rendez-vous important .

A 16 heures elle doit absolument  paraître  éblouissante. Et sa chevelure ést un de ses atouts principaux.

L'artistique  coup de peigne de Michelle  la coiffeuse a été complètement anéanti par cette douche intempestive

 Un coup d'œil à sa montre il ne lui reste plus que quelques minutes pour se remettre en beauté.  

Devant son  psyché , elle hésite, se demande si elle  va bien se rendre à ce rendez-vous  avec un parfait inconnu, dont elle a fait la connaissance sur Internet par l’intermédiaire d’un site apparieur.

 

Battante, coute que coute ,elle décide de ne pas renoncer  et à sa manière , elle façonne   une originale  coiffure qù' après tout elle ne juge pas si mal.

 Elle est satisfaite.

Sa robe à bretelles découvrant  ses belles épaules l ‘attend sur  le fauteuil, elle l’enfile 

Subrepticement,  un peu de parfum "Petite Robe Noire", et la voici dévalant les escaliers de son immeuble.

 

Taxi pile-poil, pris avec l'élégance d’une pirouettante parisienne.

Un numéro de rue  précis annoncé

Départ en douceur du chauffeur -il a envie de lier conversation pense-t-elle-mais elle n’a pas la tête à ça.

Au lieu dit, monnaie généreuse et la voici qui repart, sans délai vers le café cossu, lieu de cette premiere rencontre .

 Mais à peine le pied sur le trottoir, un nouveau coup de tonnerre  résonne, présage d'une  autre chute dévastatrice.

 

L’éternelle insouciante n’a  toujours pas pris de parapluie .

 

Qu’a cela ne tienne,  voici juste à deux pas , une boutique spécialisée en la matière.

 

 Elle s y engouffre, se protegeant la tête de son sac Hermes

 

Et là, la foudre fait avec intensité un nouvel effet inatendu

 

Devant elle un  Adonis en personne  contemple son entrée  fracassante.

 

Desarsonnée devant ce regard scruptateur,elle bégaie, ânonnant  

"auriez vous un parapluie?"

 

Le spécialiste  éclate en rires incontrôlables

Devant sa bourde elle s’esclaffe à  son tour.

 

Les  yeux dans les yeux ils se lancent des éclairs de reconnaissance avec une  sensation de -on se connait depuis toujours-.

 

Fini, révolu, aneanti ,  le rendez vous avec l'inconnu.

 

Elle sait instinctivement qu’elle a trouvé un solide abri pour longtemps ….