vendredi 19 mai 2017

Abandon

 

vie de chien

 

Ce  matin à l’abord d’un rond point, dans un coin de campagne,  j'ai   aperçu deux chiens, de taille, couleur et race très différentes, mais en commun  ils avaient un air de curieux aventuriers de véritables   compagnons en goguette, on sentait un échange d’hostie entre eux

Je n’ai pas eu le temps de les prendre en photo, mais ils ont imprégné ma rétine à défaut de ma pellicule.

Cela m’a inspiré cette petite  nouvelle.

 

Azor et Utack en ont assez d’ouïr leur maitre et maitresse, J et R, écrivaillons  pour salon, élucubrant, délirant  sur des mots qu’eux, quatre pattes ne comprennent pas.

Soit disant moins doués que les humains, ils ne reconnaissent  que quelques ordres ou amabilité, selon le ton:

- ici, sois sage… couché… papatte…sussucre…gentil chienchien

Et les conciliabules hebdomadaires de leurs maitres respectifs  qui se croisent dans un atelier d'écriture,  ne les intéressent pas.

Ils en ont d’ailleurs ras la jatte, car pendant ce temps, ils sont privés de main chatouilleuse sous leur col.

Ils ont décidé de se venger, et ce matin, ils ont largué les  jugulaires amarres.

Rendez-vous  est donné,  au moyen de  leur signe gestuel  cabalistique :

La queue trois fois à droite et une fois à gauche :

ca veux dire «  on décampe »….

La rencontre a  lieu  vers Le Réverbère, cohorte habituelle   pour toutous en goguette,

La vie est belle, le soleil est au rendez vous,.

Ils gouttent l'air via leur  bulbe olfactif, le nez implorant le ciel.

Des  phéromones messagères,  titillent leurs papilles,    on peut dirent qu’ils en bavent d’avance

Justement, devant la maison rose, cette joueuse Shih Tzu  ferait bien l’affaire !

BCBG habillée top-chic, tenue en laisse  par une maitresse qui n'a pas lésiné pour la décorer d’un ruban  doré,, et qui garde l’œil vigilant , anticipant  les embarras

Ils n’insistent pas ce n’est pas pour eux!

Et Hop ! Les voici traversant sans même regarder, un  passage pour piétons.

Ouf ! Une  voiture !, mais c’est un dingue qui conduit !

Il a failli ôter du  museau les moustaches sensitives d’Utack

 

Vigilants,  ils abordent la campagne, avec  l’espoir de trouver montures  à leur gout

Un confrère, Golden, ferme et droit  sur ses pattes  leur  adresse un aboiement joyeux  et vient sentir leurs  appareils à chromosomes, mais sans  agressivité, et zen , passe son chemin...

Plus loin, près d’une porte entrouverte, une écuelle attire leur  regard scrutateur  , aiguisé,    par leur odorat, miam-miam cela sent bon la saucisse…

Une approche sournoise, mine de rien et vlan !

Ils happent   vite fait ce méli-mélo de cochon, ,

Un jappement  furibond, et délicat à la fois   grrrrrrr…. les  stoppe,

Une déesse paraît, une Bergère allemande, musclée et harmonieuse, les laisse pantois. Celle-ci , devant  leur  charme campagnard,   estompe sa fureur et de ses grands yeux en amande,  les invite à la bagatelle en se trémoussant  … mais voila, ils sont deux, lequel choisir…

Lors, la jalousie semble visiter les deux comparses,

Non ce n’est pas possible, ils ne veulent pas briser leur   vieille amitié,

Sacrifiant leur envie, ils repartent vers d’autres aventures oubliant  la belle,  et son regard déçu.

 

Il leur  faudrait deux sœurs.  Utopique pensée, existent-t-elles  vraiment, dans cette contrée.

Ah si ils pianotaient  sur Meetik, peut-être là,  …?

Mais pour eux  il n’en est pas question. La toile ne les intéresse pas, et  ils  n'ont nul besoin  de GPS pour guider leur instinct.

Alors  ils s’obstinent et poursuivent leur recherche du Graal  canin.

 

Les voici devant  un immense parc aux grilles en fer forgé.

Une superbe Barzoï noble et magnifique,  belle Hélène de la Grèce antique,  les  salue de son regard doux et vif, intéressée de leur    esprit d’escapade…mais elle est emprisonnée,  point de cadenas en vue  à ouvrir de leurs dents aiguisées.

Alors, quand vont-ils trouver l’âme sœur recherchée ?

Utack, veut y renoncer, mais  Azor est rempli  d’une acharnée volonté, et de plus il n’aime pas capituler.

Et les  voici repartis,  la queue en trompette courant dans les prairies.

Des aboiements au loin  affriolent leur appétit d’amour. Ils galopent au plus pressé vers ces lieux prometteurs

Apparait  soudain une immense bâtisse, insolite dans cette rase campagne,

une sorte de prison…des barreaux à toutes les fenêtres ?

Mais rien ne les  rebute.

Abandonnée, envahies par les herbes, intuitivement, ils la flairent    habitée par des congénères.

Finauds ils se  glissent, entre  les quatre planches pourries qui servent de clôture. 

Aubaine, près d’un abri, deux chiennes se terrent.

Même  « race » qu’eux,  celle des corniauds…

Probablement filles d’un mâtiné ayant couvert une chienne de race, dont les chiots femelles ont été  délaissés par des maitres égoïstes,

Elles se sont  retrouvées  ainsi dans ce chenil déserté…

Car c’en était un de chenil, à nommer plutôt mouroir pour chien,  isolé, perdu, loin de tous les regards et toute âme qui vive. 


Il avait eu une vie autrefois, mais faute de moyens il avait été désaffecté

Certes,  les humains ont la parole, mais parmi eux combien sont ingrats vis à vis de la gente canine ?
Ce n’est pas le cas de nos deux compères.

Lors, prenant  leur courage à deux pattes, illico, ils   conjurent  nos deux oubliées , avec  maintes mimiques compréhensibles qu’entre eux, de les  suivre.

Les pauvrettes, affamées, amaigries, sans hésiter,   galopent  alors allègrement vers la liberté

Ce sont de vraies jumelles, identiques et joliettes …

Dans l’instant,  pas question de gaudrioles, c’est remis  à un autre jour.

Rapidement, ils s'en retournent   avec leurs  deux captives consentantes et ravies…Chacun droit dans leurs  niches respectives,

Sagement ils  attendent   leurs  maitres qui,   inquiets étaient  partis  à leur  recherche…

Azor et Utack savent  bien que trop heureux de les  retrouver, ils accepteront leurs  originales compagnes…

Et c’est ainsi que J.   et R.   ont eut en supplément deux bouches inouïes  à nourrir….

Sans escompter la progéniture certaine à venir 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

            

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lundi 15 mai 2017

Taquinerie du 3ieme âge

 

Inutile de mettre le son....

je n'ai pas résisté à vous faire voir cette vidéo....


 

 

 

 


Il est bon d'être matinal

et d'admirer une promesse de belle journée

2017 14 mai soleil naissant

 

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dimanche 14 mai 2017

 

Clik sur titre ci dessous pour voir

 

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vendredi 12 mai 2017

Moments heureux du jeudi au vendredi

arthur le roi des rigolos_20170512_135056 la féerie des jeux de l'enfance où le rêve devient la réalité 

 

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jeudi 11 mai 2017

Vieux cabanon

la petite maison dans la prairie 11 5 2017 montjoint 2 png

Le bastidon abandonné dans la prairie

Négligé, lentement  a  sombré dans l’oubli

Nostalgique il  couve de son œil embrumé

Coquelicots et  genêts venus le saluer

Remplaçants les ceps  qui autrefois là régnaient.

Antique cabanon où régissent ceans les araignées

 

Au  cours d’une  randonnée j’ai retrouvé cette vieille cabane de pierre qui servait autrefois d’abris pour les outils du vigneron

Dans ses entours, il y avait de nombreux ceps, j’aimais grappiller quelques raisins, peu nombreux et peu sucrés.

Mais  il y a une dizaine d’années un arrachage intempestif au profit de prairie fourragère a transformé le paysage.

Cependant le cabanon est resté stoïque  au milieu de la parcelle

C’est le témoin des hommes qui ont peiné pour faire naitre une piquette, vin noble, même si sa cuvée n’était pas célébrissime.

C’était souvent du Chouchillon .

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mercredi 10 mai 2017

Le marcheur, l’ombre et la lumière

 

 


Défi #454 - Le défi du samedi
Ubac Parce qu'il y a toujoursun côté du mur à l'ombre...
http://samedidefi.canalblog.com

 

 

454 Le marcheur, L’ombre et la lumière

 

 

Sur le chemin son  ombre le précède

Il est tôt le matin, il avance bon train

Car il sait que là haut

Indubitablement  le soleil

Illuminant le ciel à midi l’ôtera

Et bien vite au soir la laissera derrière

Ainsi tout à tour se succèdent  l’ombre et la lumière

Essentielles toutes deux,

L’une  sachant bien  mettre l’autre en exergue.

 En  chacun  de nous notre part d’ombre et celle de lumière 

 

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vendredi 5 mai 2017

Page blanche

 

 

 

 

Etant née à une époque où l’on obtempérait illico prestayo aux ordres venus d’en haut,

néanmoins en débâcle  de page blanche actuellement,

dans ma tête les mots se télescopent et éclatent

En sanglots longs des violons

Et blessent mon cœur

D'une langueur

Monotone.

Alors voici  après de durs,  durs efforts, ma proposition

 

defi 453 etoile

 

Et après vers les urnes

Je m'en irais

Au vent mauvais

Qui m'emportera

Deçà, delà,

Pareil à la

Feuille morte.

 

 

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C'est bien connu un peu de douceur calme l'agitation mentale

5 5 2017 recette acacia

Comme à l'accoutumée ce matin j'ai arpenté la campagne avec mes deux galopins de toutous .

De beaux acacias me faisaient un clin d'oeil  se penchant avec grace  pour attirer mes yeux éblouis par tant de souplesse

Ma  salive de gourmande m'est venue aux lèvres. Alors j' ai ramassé, en me piquant les doigts , pas mal de  ces  belles fleurs blanches en grappe parfumées..

Dès mon retrour, j'ai confectionné la recette de ma grand-mère .

Très généreuse, ne pouvant vous faire profiter – (le temps de l’envoi les rendrait médiocres,) - , je vous en donne ici la recette,

et Y’a plus K, n’est-ce pas ☺

 

On ne sait pas toujours que cet arbre fait partie de la famille des mimosas  Et dans notre région Rhone-alpes , cela nous fait un petit plus, loin du ciel méridional, où  leurs frères les mimosas fleurissent en embaumant, , 

 

Le miel d’acacia est bien connu pour son parfum et sa douceur

Et les effets médicinaux des fleurs d’accacia sont nombreux :

Émolliente

Calmante

Astringent

Fébrifuge

 

 Connaissez vous cette legende

En Gaule, les jeunes filles qui voulaient perdre leur virginité arboraient des couronnes d'acacia. Pour ne pas s'y piquer les garçons n'avaient plus qu'à leur offrir une couronne de fleurs d'oranger.  ( vu sur le net)

 

 

Beignets de fleurs d'acacia de ma  grand-mère  

 

 

                                        

 

 

5 5 2017 BALADE5 5 2017 BALADE5 5 2017 BALADE

 

                    

pour environ 500

 (à revoir à la baisse ☺ quelques  poignées suffisent !  )

de fleurs 

farine 250 g

œufs 4

lait 1/2 l

beurre 50 g

pincée de sel

 

j’ai amalgamé la farine, les œufs, le sucre, le sucre vanillé, la pincée de sel et le lait .

J’avais  une pâte lisse pas trop épaisse.

J’ai rajouté les fleurs à la pâte.

 Puis j’ai fait cuire avec un peu d'huile, dans une poêle à feux moyen  

Ensuite j’ai saupoudre d’un peu de sucre et….

 

 j ai dégusté 

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jeudi 4 mai 2017

Un bouquet pour vous

 

 

 

 

ceuilli dans les champs

 

ce matin dans les champs rassasiés par la pluie,  j’ai cueilli ces fleurs et en ai fait un bouquet

Des couleurs que l’on aime et respecte par chez nous dans l’hexagone,

mais qui semblent se flétrir en ce moment à la vitesse grand V

 

 

 

 

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mardi 2 mai 2017

Hercule

 

 

                                                                                   grand pere dans son jardin Foont rozet

 

 consignes de miletune
Le mot à insérer facultativement est : CLAUSTRA 
http://miletune.over-blog.com

 

 

Il avait pour surnom Carnéra. (eu égard à  sa  ressemblance avec le boxeur  Primo Carnéra aux formes généreuses et à la force inouïe)

Et tel il apparaissait au premier œil, une sorte d’Hercule.

C’était le roi des jardiniers.

Son lopin, au fond du terrain caché par le verger, longeait le petit ru qui lui était très utile  pour abreuver copieusement ses légumes.  

Derrière un grillage désuet, il élevait aussi des poules, dont les œufs s’ils  n’étaient pas d’or, étaient très appréciés pour nourrir sa grande famille d’affamés.

Tôt le matin dans la petite cahute qui lui servait de réserve pour toutes sortes de choses,  ses outils, ses récoltes, son tonnelet (dont je reparlerais), aux aurores donc, il chaussait ses sabots, remplis de paille en guise de chaussettes, et descendait au jardin,  calmement, méditant surement, vers son petit domaine.

Et selon les saisons, il bêchait, semait arrosait  ou récoltait. Mais à  n’importe quel moment de l’année, il peaufinait ses allées très droites, éliminant les  herbes envahissantes.

Lorsqu’il avait fourni un effort pénible pour son dos rhumatisant, il se redressait en arrière, maintenant ses mains calleuses au niveau des reins, et laissait sortir de sa poitrine  un souffle très puissant.

Il redressait  son béret, le  prenant entre pouce et majeur, guidant le geste de l’index pour lui donner une forme de pliure .Ce geste si  répété avait transformé le  feutre  qui  semblait maintenant  être devenu  cuir,

Son ventre rebondi de gros mangeur surplombait  son pantalon  qui était  retenu par une ficelle pour ne pas choir.

Dans son domaine pas n’importe quelles semences, des anciennes, rien à voir avec celles hybridées de notre époque.

Des pommes de terre vraies de vraies, Fin de Siècle- Bintje, Ratte. Il fallait toujours que le tubercule provienne  d‘une altitude plus haute, allez savoir pourquoi .Ils  étaient mis précautionneusement en terre, pas avant Pâques dans notre région, les germes respectueusement et délicatement dressés vers le haut.

Il y avait aussi les cardons, avec leur couverture de kraft en hiver, les rutabagas, dont nous les gamins n’étions pas friands, et ces énaurmes courges courant tout azimut.

 Lorsqu’il avait terminé, vers les midis, il remontait au même pas, ses légumes dans un brouette bancale, et les stockaient dans sa cahute. Je le revois, pesant sur la Roberval les produits de son jardin,

Il y avait dans ce petit appentis fermé par un claustra, un calendrier lunaire qui trônait, insolite.

Lune montante- lune descendante, nous les enfants ne comprenions pas grand-chose, et lorsqu’on l’interrogeait, il répondait d’une voix bougonne :

« Mais qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école ?? »

 

Après avoir inscrit les poids de ces récoltes sur de vieux papiers d’emballages, avec un crayon mine qui demeurait en permanence dans ce frais endroit,  il s’octroyait la permission d’un petit remontant. Dans le tonnelet, en effet il y avait une piquette, élaborée par lui-même avec les raisins de la treille de son balcon, loggia assez vaste pour maintenir une vieille vigne généreuse, qui nous  ombrageait de surcroit en été.

Cependant  de la vigne c’est le seul avantage que nous tirions, les raisins étaient interdits  pour nos papilles.

Tel était mon grand père maternel, né à la fin du 19ieme siècle.

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